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[ Source : FFMC ]

retour 90km democratie a deux vitesse 003Revenir à 90 km/h, c’est possible... mais impossible ! Les départements qui ont contesté la décision du gouvernement d’imposer le 80 km/h sur l’ensemble du réseau routier pour toutes les routes ordinaires ont finalement obtenu le droit de déroger à la réglementation imposée depuis juillet 2018. Mais avec de telles conditions qu’entre avoir le droit et pouvoir le faire, c’est un peu comme tenter de rallier les pôles à la nage... vous avez le droit d’essayer !

Veuillez trouver ci-dessous la vidéo de l'assemblée Nationale sur la Loi L.O.M. et son article 15b Bis pour le retour au 90kmh sur les routes départementals, avec un montage spécifique pour permettre à chacun de prendre part au débat de nos politiques.

PS : Conclusion à la 54ème minute de la vidéo => A regarder ....

 


C'est un travail "sous-marin" de veille et d'interpelation de nos élus que fait la FFMC fait à tout niveau.

 J'ai essayé de faire un micro-montage pour faire une vidéo de 5 min maximum.
Hors, au vu du sujet, je n'ai pas réussi à le faire sans perdre le sens et les détails importants du débat !
Poustiquet, coordinateur de la FFMC50

Tous les détails sont dans le débat, regardez le dans son intégralité !
On l'a adapté pour vous faciliter la lecture et rendre l'exercice plus agréable.


N'hésitez pas à venir en discuter avec nous.


Source originale de la vidéo : http://videos.assemblee-nationale.fr

Source de la transcription : assemblee-nationale.fr

Projet de loi : http://www.assemblee-nationale.fr/15/ta-commission/r1974-a0.asp

 

Article 15 bis B  
 

Le chapitre unique du titre II du livre II de la troisième partie du code général des collectivités territoriales est ainsi modifié :

1° Après l’article L. 3221-4, il est inséré un article L. 3221-4-1 ainsi rédigé :

« Art. L. 3221-4-1. – Le président du conseil départemental peut, par arrêté motivé et après avis de la commission départementale de la sécurité routière, fixer pour tout ou partie des routes départementales une vitesse maximale autorisée supérieure à celle prévue par le code de la route. » ;

2° (Supprimé)

 

Un an de 80 : tout ça pour ça ?

En droit, l’absence de preuves et le doute profitent au prévenu. Pas sur la route, puisqu’après le principe du propriétaire-payeur qui permet d’oublier la présomption d’innocence, le même principe est appliqué pour le 80 km/h. Un remplaçant plus que controversé des 90 km/h dont ni l’expérimentation de deux ans ni la première année d’application n’étayent l’effet. Quand l’intime conviction remplace les preuves scientifiques, le résultat est là : incompréhension et graines de révolte.

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80 km/h sur les routes bidirectionnelles sans séparateur central (OUF). C’est en place depuis un an maintenant, soit la moitié de la durée prévue pour une "expérimentation" dont plus aucun de nos responsables, gouvernement comme DSR, ne parle. Au point même que l’Assemblée nationale a voté un amendement à la loi d’orientation des mobilités "LOM" pour permettre aux Présidents de Conseils départementaux et Maires d’appliquer le 80 ou de revenir à 90 sur les routes dont ils ont la responsabilité.

Une aberration quand on constate qu’il est permis de rouler à 90 sur certaines départementales alors que les nationales - gérées par l’État - sont limitées à 80 !

Une aberration quand on constate que les limitations sont de fait gérées depuis longtemps par les responsables locaux, qui appliquent des limitations inférieures à la base nationale quand les spécificités locales l’exigent. Ainsi, les célèbres 17 tournants de la vallée de Chevreuse chers aux motards d’Ile-de-France sont limités à 50. Et même la "route d’entrainement" des gendarmes en formation à Fontainebleau est limitée à 70 !

Une aberration quand on constate que sur certains tronçons, on passe plus de temps à regarder le compteur que la route tant la limitation change, parfois plus d’une fois par kilomètre !

Une aberration quand on constate qu’aucun chiffre ne distingue le réseau concerné par la limitation à 80 du reste des routes dites secondaires ! Le bilan annuel de l’accidentalité publié par l’ONISR fait état d’une belle amélioration dont tout le monde, FFMC comprise bien entendu, se réjouit ! Mais à aucun moment on n’a obtenu les chiffres du seul réseau concerné par la baisse de 90 à 80, ce qui rappelle assez curieusement la publication

jamais faite des résultats de l’expérimentation de deux ans faite entre juillet 2015 et juin 2017. Les résultats publiés sont ceux qui concernent soit les autoroutes, soit les villes, soit... le reste ! Soit un joli mélange de nationales express ou non, de départementales et de dessertes locales, à deux voies ou non, avec séparateur central ou non. De quoi pour le moins s’étonner que les instances officielles en charge de la sécurité proclament que le 80 est responsable du résultat, au mépris de leurs propres déclarations quant au manque de rigueur scientifique qu’ils reprochent à certains de leurs opposants : la paille et la poutre ?

Extrait MotoMag , N°355 , Page n° 12,

Titre : 80 Km/h LE GRAND BIDONNAGE DES CHIFFRES

Le 80, c'est le premier ministre et c'est une connerie" aurait confié Emmanuel Macron à Laurent Wauquiez selon une indiscretion relevée par nos confrères Parisien.

connerie 80kmh edouard philippe

Une aberration quand on constate que s’occuper de la seule vitesse ne concernerait que 30% des accidents puisque c’est la proportion officielle d’accidents dont la cause serait la vitesse. Que fait-on pour les 70% d’autres victimes, bien trop peu considérées par la politique de sécurité routière ?

Une aberration quand on constate que la population est très majoritairement opposée à cette mesure. On voudrait dégouter les usagers des enjeux de la sécurité routière qu’on ne s’y prendrait pas autrement !

Une aberration quand la vitesse moyenne constatée par les instances officielles (étude Statista sur le réseau secondaire) était de 82 km/h AVANT la mesure !

Qu’on ne s’y trompe pas, notre opposition à cette mesure n’a pas pour but de rouler n’importe comment ! Notre position ? L’éducation et la formation, porteuses du nécessaire respect d’autrui et l’entretien des infrastructures, auraient pu bénéficier de l’énorme budget consacré à cette erreur politique, stratégique et dont rien ne prouve le bien-fondé !

La FFMC persiste donc dans sa demande de retour à la limitation généralisée du réseau secondaire à 90 km/h, avec comme ç’a toujours été le cas la possibilité pour les instances locales d’aménager la limitation quand les contraintes locales l’impliquent.
La FFMC a toujours été, est et sera en faveur d’une politique de sécurité routière fondée sur la bonne compréhension par les usagers des règles plutôt que sous la perpétuelle menace d’entrave à leur mobilité.


Réponse de Stéphane TRAVERT, député de la 3ème circonscription de la MANCHE  : (par l'intermédiaire de son collaborateur Denis BERSAUTIER)

Subject: RE: Demande du retour au « 90 km/h » sur le réseau départemental de la Manche
Date: Tue, 2 Jul 2019 14:01:54 +0200
From: Permanence Stéphane TRAVERT <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>
To: 'FFMC50' <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>

 

Bonjour,

Le Député Stéphane Travert a pris connaissance de votre mail et du courrier que vous avez envoyé au Président du Conseil départemental de la Manche. Il m'a demandé de vous écrire la réponse suivante.
Déjà que la loi L.O.M. qui permettrait effectivement un retour du 90 km/h sur nos routes départementales n'est pas encore votée. Elle a été récemment adoptée en première lecture à l'Assemblée nationale et doit maintenant suivre le processus parlementaire au Sénat. Bien sûr, on peut imaginer que les sénateurs ne reviennent pas sur cette "porte ouverte" au retour du 90 km/h... Mais il n'empêche que techniquement, cette possibilité offerte au Département n'est pas pour tout de suite, loin s'en faut, puisque le texte devra revenir ensuite devant l'Assemblée nationale.
Ensuite, la décision de revenir à 90 km / h appartient au Conseil départemental et seulement à lui, le député n'a en la matière aucun pouvoir, une fois la loi votée. Il suivra en tout cas de près l'évolution de ce dossier et ne manquera pas de l'évoquer avec vous à l'occasion d'une rencontre.

 

Bien cordialement

Denis BERSAUTER
Collaborateur parlementaire
de Stéphane TRAVERT, ancien Ministre, Député de la Manche,

11 rue du Calvaire – 50250 LA HAYE
02.33.07.95.92, 06.45.80.60.15


 

Notre réponse :


Subject: Re: Demande du retour au « 90 km/h » sur le réseau départemental de la Manche
Date: Tue, 2 Jul 2019 15:02:30 +0200
From: FFMC50 <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>
To: Permanence Stéphane TRAVERT <Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.>

 

Bonjour M. BERSAUTER,

je tiens à vous remercier pour votre retour.

Passez nos remerciements à M. Le Député Stéphane TRAVERT pour ses précisions.

En effet, nous sommes bien conscient de la situation.
(ci-joint, notre article a ce sujet :
https://ffmc50.page.link/retour_au_90_kmh )
C'est pour cela que nous menons toujours un travail de fond, ce courrier est l'un de nos outils.

C'est pour cela que nous avons adressé ce courrier à notre Président du Conseil Départemental (comme l'on fait chacune des antennes de la FFMC)
Mais, il nous semblait important de vous en tenir informé directement.

A notre rencontre prochaine, ce sera donc avec plaisir que l'on évoquera le sujet.

Nous devons pouvoir offrir une mobilité à tous, défendre la sécurité des 2 et 3 roues motorisés par la sanction de infrastructures non adaptées et non pas la sanction ou double sanctions des usagers de la routes.

La sécurité routière doit être un droit pour tous, et non un coût ou un sur-coût, et encore moins un outil à but rentier pour l'état.

La moto est une solution, pas un problème.

 

Bien cordialement,
Yoann SIMON
Coordinateur de la FFMC50

 

 

 


 

Suite au vote de de la loi L.O.M. , ( Loi d'orientation des mobilités ), le mardi 18 juin 2019 lors de la 2eme séances publique,
où vous pouvez retrouver les votes de la loi en vidéos sur le site officiel de de l'assemblée nationale , ici,

où encore le rapport écrit , http://www.assemblee-nationale.fr/15/cri/2018-2019/20190279.asp
voici le courrier envoyé 22 juin 2019 pour participer au retour au 90 km/h sur nos routes manchoises.

 



[version PDF du document ]

En septembre, la mise en place de radars nouvelle génération, capables de flasher 126 véhicules en même temps en Haute-Loire, a déclenché une polémique....

Note de la FFMC50 :
C'est un bon reportage, mais malheureusement France 2 ne cite ni l'association "40 millions d'automobiliste" ni les nombreuses manifestations de la FFMC.

[ Source : FFMC Bureau National ]

0a5ec16187e2cc8c cce08Expert en communication, le Premier ministre Édouard Philippe a profité du bilan prévisionnel de la sécurité routière de l’année 2018 pour en attribuer les bons résultats à sa mesure du 80 km/h.
Si la FFMC se réjouit de cette baisse de la mortalité routière à laquelle ont également contribué les usagers en deux-roues motorisés (-4%), elle rappelle toutefois que cette tendance est à la baisse depuis 1972.

 

C’est dans un centre de réadaptation pour personnes handicapées que le Premier ministre a donné une conférence de presse pour annoncer le bilan (provisoire) de la sécurité routière 2018. Un bilan en amélioration par rapport aux quatre années précédentes, avec 3 259 tués en France métropolitaine, soit 189 décès (-5,5%) de moins qu’en 2017.

Attribuer cette baisse à la nouvelle limitation à 80 km/h sur le réseau secondaire, c’est aller vite en besogne, sachant que les accidents sont avant tout multifactoriels et que de toute façon, la mortalité routière est en baisse dans l’Union européenne depuis plus de 40 ans quand on l’observe sur des périodes longues. On voit bien le numéro de communication sur un sujet qui a été critiqué par son côté arbitraire avant qu’il ne revienne sur le devant de la scène avec la crise des Gilets-jaunes exaspérés de ces coups de menton dans tous les domaines de la vie courante.

La Fédération française des motards en colère rappelle que ces chiffres seraient encore meilleurs si le gouvernement voulait écouter ses remarques et ses propositions en matière d’éducation routière, notamment pour améliorer la prise en compte des 2RM. Ceux-ci sont toujours majoritairement accidentés du fait d’autres usagers inattentifs et insuffisamment formés à une bonne coexistence avec les 2RM. La satisfaction d’Edouard Philippe défendant son 80 km/h masque également ces accidents qui sont causés ou aggravés par des aberrations d’infrastructures routière (glissières, bordures, séparateurs de voies…) et le mauvais état des routes.

 

Rappel de nos positions exprimées en réponse à E.Philippe ;

 

 

80 km/h, la FFMC répond au Premier ministre.

 

Communiqué du 13 juillet 2018

Alors que les conducteurs sont désormais contraints à ne pas dépasser la vitesse de 80 km/h, la Fédération française des motards en colère a répondu à Edouard Philippe, chef du gouvernement et principal promoteur de ce ralentissement obligatoire.

 

Suite aux positions exprimées par la FFMC quant à la politique de punition collective menée par la Direction de la sécurité routière qui prétend « sauver des vies », M. Philippe nous a écrit pour tenter de nous convaincre encore une fois de l’urgence et de l’indispensabilité de « sa » mesure.

C’est en qualité d’acteurs engagés sur ces questions et forts de 38 années d’expérience dans ce domaine que la FFMC a donc répondu au chef du gouvernement.


Dans son courrier, la FFMC lui rappelle que cette manière d’imposer au peuple et à ses élus que sont les parlementaires cette vision sécuritaire et anxiogène de la route, ne va pas aider à la nécessaire prise en compte des enjeux de sécurité routière par la population.


Pour la FFMC, la sécurité routière doit se construire avec les usagers, par l’adhésion et la confiance et non pas leur être imposée contre eux, avec le recours incessant à des discours menaçants et infantilisants.

 

La lettre de "non-demande de rendez-vous de la FFMC à Edouard Philippe", la réponse d’Edouard Philippe et la réponse de la FFMC sont consultables ci-dessous :

 

pdf 39070Lettre ouverte de la FFMC
à Monsieur le Premier Ministre Edouard Philippe
"La non demande de la FFMC"
Le 7 mai 2018

pdf 39070Réponse d'Edouard Philippe
Le 15 juin 2018
pdf 39070Notre réponse au 1er ministre
Le 5 juillet 2018

Valérie SIMONET, Présidente du Conseil départemental de la Creuse, a écrit au Premier ministre pour disposer une dérogation afin de rester à 90 km/h sur l'ensemble de la Creuse.
Daniel GARGAUD, Coordinateur de la FFMC23, au micro du JT de France 3 contre le 80km/h.


 

[ Source : France Bleu Cotentin ]

Limitation à 80 km/h : Valérie Simonet veut "rester à 90km/h sur les axes structurants"

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La présidente du conseil départemental de la Creuse, notamment chargé de l'entretien des routes, s'oppose à la réduction de la vitesse à 80km/h. Elle demande au gouvernement de pouvoir rester à 90 km/h sur les départementales "structurantes" du département, vu le "bon état" des routes.

 

"Ce que nous demandons au gouvernement c'est de travailler sur des expérimentations territoriales, pour définir un réseau routier dérogatoire" à la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires, a affirmé Valérie Simonet sur France Bleu Creuse ce lundi. 

 

Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'on nous dit : 'Tout ce que vous avez fait depuis des années, tout l'argent investi, ça n'a servi à rien parce que finalement on s'en fiche'"

La présidente du conseil départemental de la Creuse, a écrit avec 33 autres élus du massif central une lettre au Président de la République pour montrer leur opposition à la mesure, qui doit entrer en vigueur au 1er juillet.

"Cette mesure va rapporter beaucoup d'argent à l'Etat"

"Des réseaux routiers qui sont en bon état et qui sont structurants, pourraient rester à 90 km/h", estime Valérie Simonet. "Vous avez notamment la D941 qui traverse le sud du département, la route Boussac-Ussel, et de nombreuses autres". 

il y a eu de nombreux travaux ces dernières années, des élargissements de voirie, des coupures de virages pour les rendre moins accidentogènes"

Il faut dire que le conseil départemental est chargé de l'entretien des routes... qui sont "bonnes dans notre département", affirme Valérie Simonet. Selon elle, la limitation à 80 km/h est une "mesure qui va rapporter beaucoup d'argent à l'Etat" car "il va être facile de mettre à défaut beaucoup d'usagers".

[ Source : lanouvellerepublique.fr ]

80 km/h sur les routes secondaires : une réduction qui passe mal


Un sondage le confirme : les Français sont défavorables à l’abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens.


Annoncée en janvier dernier par le gouvernement, la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires à double sens à partir du 1er juillet prochain ne passe pas auprès des Français. D’ailleurs, les manifestations des 14 et 15 avril derniers organisées par l’association « 40 Millions d’automobilistes » et la Fédération française des motards en colère, ont rassemblé 40.000 usagers de la route mécontents et sont approuvées par une majorité des sondés.
Alors que la contestation est forte, BVA et la Presse régionale ont interrogé les Français. Les trois quarts (74 %) se disent défavorables à cette mesure, dont près d’un sur deux tout à fait opposé (47 %). Une proportion équivalente estime que cet abaissement de la vitesse sera inefficace (79 %) pour réduire le nombre de morts sur les routes. Moins d’un quart des personnes interrogées pensent que la mesure sera respectée (23 %), mais une majorité d’entre elles déclarent qu’elle la respectera (64 %).

sondage vitesse 80kmh

 

[ Source : BikeusesTV, et merci à Dominique  -> aller voir ses magnifiques travaux ]

Samedi matin, après avoir tenu un bureau d'information à Saint-Lô (Au Restaurant , Au Pourquoi Pas), discussion tranquille sur les événements actuels, au micro Thierry Marie coordinateur FFMC50
( Martial du relais Saint -lô  / Thierry coordinateur de la FFMC50 / Dominique vidéaste professionnel)

 

[ Source : Manche Libre ]

radars saintlo
Pour réduire le nombre d'accidents sur les routes départementales, le gouvernement passe la vitesse maximale à 80 km/h. Mais tous les axes ne seront pas concernés. Les départements y travaillent.

"Il n'y a pas que la vitesse qui est responsable des accidents." Daniel Quéro, président de l'association 40 millions d'automobilistes, s'oppose à la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes départementales.Son association s'est engagée auprès des associations de motards pour dénoncer cette nouvelle mesure du ministère de l'Intérieur."Lorsqu'ils ont testé ça en France, ils ont refait des routes bien lisses. Résultat : il y a eu encore plus d'accidents. Mais ça, ils ne le disent pas", s'insurge Thierry MARIE, coordinateur de la Fédération des motards en colère de la Manche.

"Nos véhicules ne sont pas adaptés"

Toutes les routes ne seront pas concernées par cette nouvelle limitation de vitesse. Les départements soumettent leurs propositions à l'Etat. Dans la Manche, on ignore encore quels axes sont retenus.Le directeur de cabinet du préfet de la Manche, Gilbert Manciet, assure que l'étude est encore en cours. "Une grande partie des axes est concernée", explique-t-il tout en précisant que sur les 7 500 kilomètres de routes départementales visés par l'arrêté national, 2 000 à 2 500 kilomètres pourraient rester à 90 km/h.Quant aux sociétés de transport, elles voient elles aussi cette évolution d'un mauvais œil. "Nos véhicules ne sont pas adaptés à rouler à cette vitesse, et on ne pourra pas les changer tout de suite", se désole Denis Fréret, qui co-dirige Transports Yves Fréret et Fils. Ses camions roulent de façon optimale à 90 km/h, réduire leur vitesse entraînerait une surconsommation d'essence. Pour y remédier, il devrait modifier certaines pièces des véhicules. Coût estimé de l'opération : 6 000 euros par véhicule.

Le Premier ministre Édouard Philippe défend la limitation à 80km/h sur les routes secondaires et a donc décidé de montrer l'exemple, quitte à en faire un peu trop.

7793248985 edouard philippe le 2 mai 2018 a bourges[ Source : RTL ]

Mercredi 2 mai dans le Cher, un cortège de deux motards et six voitures aux vitres teintées avance plus lentement que tout le monde. Édouard Philippe, en délocalisation trois jours durant pour "rencontrer des acteurs de terrain", a décidé d'adapter la vitesse de sa berline aux 80 kilomètres par heure qui seront imposés sur le réseau secondaire à partir du 1er juillet.

Au milieu des champs, entre une visite au marché aux bestiaux avec les moutons au bout du département et les sifflets de la CGT à la mairie de Bourges, le Premier ministre roule très précisément à 80km/h. Le chef du gouvernement fait bel et bien du zèle. Dans un département où 98% des routes sont des routes secondaires, cela agace.

 

"Je travaille à 35 kilomètres d'ici et je prends des routes secondaires, alors je pense que cela va augmenter mon temps de trajet", grogne une automobiliste. "Eux, à Paris, ils ne sont pas trop impactés, nous c'est sûr qu'on l'est plus dans le département", s'agace un autre conducteur.

 

"Je savais, en prenant cette décision, qu'elle allait susciter beaucoup de commentaires, parfois un peu d'incompréhension, parfois même de la colère", a réagi Édouard Philippe. Habituellement, quand il ne passe pas trois jours dans un département, celui-ci roule beaucoup plus vite. La dernière fois que RTL a essayé de le suivre, lors d'un retour du Havre, son véhicule roulait sur l'autoroute à 180km/h.

aveyron

[ Source : CentrePresse.fr ]

Lors de la commission permanente du 27 avril, sur proposition du groupe majorité départementale, une motion contestant la limitation de la vitesse à 80 km/h a été soumise au vote au conseil départemental. Cette motion a obtenu la majorité des suffrages, mais n’a pas été votée à l’unanimité des 46 conseillers départementaux aveyronnais.

 

« Nul ne songe à remettre en cause la notion de protection routière, mais la décision de limiter la vitesse à 80 km/heure sur l’ensemble des routes à double sens, et sans séparateur central, en oubliant une concertation préalable avec les territoires, ressemble plutôt à un mauvais coup porté à nos départements ruraux », peut-on lire dans ce texte.

« En Aveyron, c’est pratiquement tout le réseau routier qui est concerné. L’automobile est quasiment le seul mode de transport possible pour tous ceux qui doivent aller travailler, amener leurs enfants à l’école... Sans oublier que, dans le même temps, il pèse de réelles incertitudes sur les petites lignes SNCF », explique le texte. « Les expérimentations menées par le gouvernement ont fait l’objet de contre-études de la part de médias ou d’organismes spécialisés. Il en résulte un certain flou qui démontre que les choses ne sont pas aussi simples. Et que la réduction de la vitesse risque bien de ne pas faire baisser le nombre de victimes ».

Pour les élus départementaux, « il convient de décentraliser cette mesure au niveau des départements. Et de confier aux présidents des conseils départementaux et aux préfets l’inventaire des routes ou portions de routes qui pourraient être concernées ».

Version PDF

paul davy

Le 21/04/2018

Paul Davy
Maison N dans le coin de la Rue qui tourne
50xxx, une commune de la Manche
0233xxxxxx

 

La Presse de la Manche
« Le Coin des Lecteurs », envoyé par mail


Bonjour,

Je souhaitais réagir à propos de votre question concernant la proposition de confier la gestion de la vitesse sur les routes secondaires aux Préfets.

 

Sans revenir sur la question de fond, à savoir la réduction généralisée et systématique de la vitesse de 90 à 80 km/h sur l’ensemble du réseau secondaire national, sur laquelle de nombreuses oppositions argumentées se sont exprimées, de la part de Responsables Départementaux et Régionaux, de personnalités politiques, d’associations représentatives des usagers de la route (FFMC, 40 millions d’automobilistes, syndicats professionnels..), d’experts et enfin du Sénat.
Tous se sont insurgés contre une politique de Sécurité Routière, uniquement faite de réglementation, répression-sanction, avec la vitesse comme cible quasi exclusive.

 

Confier cette mission de définir les vitesses des routes secondaires selon leur dangerosité à des « entités » départementales serait un moyen « élégant » pour le Gouvernement de se sortir de cette impasse dans laquelle il s’est fourvoyé, autre qu’une prétendue « expérimentation « pour 2 ans, à laquelle personne ne croit.
Mais pour cela il faudrait qu’il se libère de l’emprise de Mme Chantal Perrichon, que j’entendais vendredi matin sur Europe 1 vitupérer contre une telle exigence des Sénateurs. Cette « passionaria » déniait toute compétence à des responsables régionaux pour prendre des décisions en matière de Sécurité Routière et réaffirmait avec véhémence que la mesure de réduction de vitesse « ne pouvait être que générale et systématique ». Et elle, d’où tiendrait elle cette fameuse compétence qui lui permet de s’exprimer constamment de façon catégorique et impérieuse ?

 

Confier cette responsabilité aux seuls Préfets, ne m’apparaît pas non plus être la solution. Ces derniers sont par définition inféodés au Gouvernement et agiraient selon les désirs de ce dernier. Les routes à 90 km/h deviendraient l’exception et les portions à 80 km/h la généralité et pas l’inverse.

 

Par contre, puisque notre Pays fonctionne normalement sous une forme régionalisée, une entité placée sous la responsabilité du Président de Département ou de Région pourrait assumer cette tâche de définir les portions du réseau secondaire qui justifieraient d’une vitesse abaissée.


Bien entendu, les Services de la Préfecture, dotés de la compétence technique, seraient impliqués, mais aussi les associations d’usagers de la route et les syndicats professionnels de transport de personnes et de marchandises.

 

Si cela peut être utile, est ce vraiment indispensable ? Tout conducteur correctement formé et responsable a pour première initiative d’ajuster en permanence son allure aux conditions de la voie qu’il emprunte et aux conditions du moment (les inconscients et les inciviques le resteront avec ou sans réduction de vitesse !).


La dangerosité d’une route varie en permanence : saison, conditions météo, trafic, état d’entretien et travaux…Vouloir définir et réglementer cette question est absurde et correspond à cette façon qu’ont les Pouvoirs Publics d’infantiliser de plus en plus les citoyens alors qu’ils sont de plus en plus informés et éduqués.
Indiquer par un panneau qu’une route droite se termine par un virage serré est une bonne chose, mais la vitesse pour prendre ce virage en sécurité dépendra de multiples facteurs (type de véhicule, expérience du conducteur, état de la chaussée, visibilité, période de travaux agricoles ou pas..) alors à quoi bon indiquer une vitesse et en quoi le choix d’un fonctionnaire de définir ce virage comme devant être pris à 70 ou à 50 km/h est-il plus judicieux que ma propre expérience ?
A moins de nous considérer définitivement comme des enfants n’ayant pas encore atteint l’âge du discernement ?

 

Quel dommage que la fameuse expression de Georges Pompidou, à propos de la propension de l’Administration à tout vouloir réglementer : « Mais arrêtez d’emmerder les Français ! » soit restée ignorée… .

 

Paul Davy


 

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Thierry MARIE
Nous souhaitons vivement remercier le Sénat et Monsieur le Sénateur Philippe BAS, pour son implication et son interrogation concernant la mise en place du 80 km/h.

Nous sommes depuis de très nombreuses années porteurs de solutions concernant la Sécurité Routière et malgré nos participations aux instances, malgré des expertises cohérentes et efficaces, nous ne sommes, ni écoutés ni considérés. Les résultats de cette fin de non recevoir participent a l'échec de cette sécurité, malgré une répression accrue.

La délégation des radars embarqués est le combat que nous devons mener parallèlement, il induit des comportements de peur et de concentration sur un seul phénomène alors que la conduite doit être un moment de non stress. Même l'erreur de bonne foi sera sanctionnée, il manquera toujours la pédagogie, les conseils et le contact humain.

L'ensemble des élus, Présidents de Département, Députés, Maires n'ont pas attendu de mettre en place des modifications de la vitesse aux endroits où la dangerosité était constatée.

Comment ne pas considérer ce comportement pour du mépris, le même qui impacte les citoyens les plus vulnérables et les plus fragiles financièrement.
Dans ce moment de grand mépris des citoyens, il est rassurant que les usagers de la route soient enfin écoutés par une instance ô combien importante pour la République.
Nous apportons tout notre soutien et nos expertises à l'ensemble des bonnes volontés et militons pour des États Généraux de la Sécurité Routière et non une nouvelle taxe sur les usagers: les carburants, les assurances, les autoroutes n'en finissant pas d'augmenter alors que rien ne le justifie. Nous avons déjà payé notre quota avec nos impôts.

Thierry Marie

Coordinateur FFMC 50

 


 

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Logo du Sénat Republique françaisecommission des lois

commission de l’aménagement du territoire et

du développement durable

 

Communiqué de presse

 

Paris, le 19 avril 2018
sécurité routière:
des mesures ciblées, pour plus d’efficacité

 

 

Michel RAISON (Haute-Saône – Les Républicains), Jean-Luc FICHET (Finistère – Socialiste et républicain) et Michèle VULLIEN (Rhône – apparentée Union Centriste), membres du groupe de travail du Sénat sur la sécurité routière, ont présenté leur rapport devant la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et la commission des lois du Sénat le mercredi 18 avril 2018.


Hervé MAUREY (Eure – Union Centriste), président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, et Philippe BAS (Manche – Les Républicains), président de la commission des lois, ont rappelé la méthode et les objectifs du groupe de travail : « évaluer, sans a priori, l’utilité et l’efficacité pour la lutte contre l’insécurité routière de certaines mesures annoncées par le Gouvernement à l’issue du comité interministériel de la sécurité routière du 9 janvier 2018, parmi lesquelles la réduction de 90 km/h à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes. »


Les membres du groupe de travail ont tout d’abord observé que la mortalité routière connaissait une stagnation depuis 2013, après avoir été divisée par quatre entre 1970 et 2010 et même avoir diminué de moitié entre 2000 et 2010, dans le cadre notamment du grand chantier lancé sous le quinquennat du Président de la République Jacques Chirac. 3 500 personnes environ meurent ainsi chaque année sur la route, contre 17 000 au début des années 1970, un peu moins de 8 000 en 2000 et un peu moins de 4 000 en 2010. Le nombre annuel des blessés s’établit quant à lui à 75 000.


Pour Michel RAISON, Jean-Luc FICHET et Michèle VULLIEN : « Il est nécessaire de donner une nouvelle impulsion à la politique de lutte contre l’insécurité routière, et de mettre l’accent sur la prévention des comportements à risques.
« Nous regrettons la décision du Gouvernement de réduire à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes à double sens sans séparateur central à compter du 1er juillet 2018, qui a été annoncée sans concertation avec les acteurs concernés, au premier rang desquels les départements et les usagers. Comme l’a reconnu le Premier ministre, cette décision ne peut être justifiée par les résultats de l’expérimentation, bien trop limitée, conduite entre 2015 et 2017 sur quelques tronçons de routes secondaires. Plutôt que d’appliquer la réduction de vitesse de manière uniforme, nous proposons qu’elle soit décentralisée au niveau des départements, afin de l’adapter aux réalités des territoires, et qu’y soient associés les acteurs pertinents, afin d’en favoriser l’acceptabilité et l’efficacité. »


Les membres du groupe de travail proposent ainsi, pour assurer l’efficacité d’une telle mesure, d’appliquer la réduction à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée aux routes les plus accidentogènes dont l’inventaire devra être fait d’un commun accord entre les préfets et les présidents de conseil départemental. L’organisation de conférences départementales de la sécurité routière, co-présidées par ces deux autorités, permettrait, d’assurer une large concertation.


Les présidents Philippe BAS et Hervé MAUREY ont souhaité « l’organisation d’un débat en séance au Sénat dans les prochaines semaines, afin qu’un dialogue s’engage enfin entre le Gouvernement et la représentation nationale et que les propositions de bon sens du groupe de travail puissent être prises en considération ».

 

Contact presse: Mathilde Dubourg et Tina Miquel - 01.42.34.25.11 et 01.42.34.25.38 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

[ Source : traqueursdelinfo.fr ]

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Alors que le premier ministre vient juste de publier un bilan chiffré de l’accidentologie dans la zone de test, nous avons également effectué ce travail en exploitant la base de données des accidents corporels de la circulation. Le bilan de l’accidentologie n’étant pas encore disponible pour l’année 2017, notre étude se base uniquement sur les 18 mois de vitesse limitée à 80 km/h entre juillet 2015 et décembre 2016 mais aussi pour avoir une base de comparaison sur les trois périodes de 18 mois précédentes à partir de 2011.

Pour ne prendre en compte que l’impact de l’abaissement de la vitesse, nous n’avons pas retenu les accidents ayant eu lieu dans ces zones mais en agglomération où la vitesse est restée limitée à 50 km/h.

Grand Merci à Dominique DUROCHER de TVplus-Normandie et son collègue pour les prises de vues. (beau travail)
Retour en images sur la manfi du 14 Avril organisée à Flers (61) contre la limitation à 80 Km/h, dans la ville du Président du Conseil national de Sécurité Rentière

 
Source offcielle : Facebook de Bikeuse-TV

 

 

Yves Goasdoué 80 kmh pas Pour mais pas Contre

 

Salut les Citoyens, usagers de la route, et anti 80,

Encore une belle mobilisation, nous avons constaté hélas que Monsieur Goasdoué (Président du conseil national de la sécurité routière) est la voix de son maître.

Un pantin sans aucune envergure et une langue de bois bien taillée. Il faudra nous en souvenir lors de prochaine élection.

La preuve en est, ne pas vouloir la presse pour suivre le débat et ne pas hésiter a débiter des vérités sur les anciens gouvernants ,aux affaires concernés,

Bref rien de nouveau.

Nous avons argumenté avant de le laisser essayer de nous endormir, le ton est monté, rien attendre malgré nos expertises, nos arguments, ceux de million de citoyens, des élus, Députés, Sénateurs, Présidents de Département, entrepreneurs, associations.

Bref, je considère que seul la lutte, l'union de tous pour que ce mépris cesse.

[ Source : France 3 Normandie ]

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Plus de 2000 motards ont défilé à pied, puis en moto dans Flers pour protester contre la limitation de la circulation à 80km/h sur le réseau secondaire. Ils ont rencontré le maire de la ville en début d'après-midi. 

 


 

Ronflements de moteurs, klaxons, banderoles... 2000 motards ont manifesté toute la matinée dans la ville de Flers. "Non à la sécurité rentière gouvernementale" pouvait-on lire sur leurs tracts.

 

Miser sur la formation des conducteurs, aménager les routes...sont des solutions proposées par les manifestants pour éviter cette baisse de la limitation de la vitesse sur le réseau secondaire. La FFMC cite l'exemple du Danemark. Ce pays nordique vient de "faire le chemin inverse et de passer de 80 à 90km/h. Le nombre de tués sur les routes a diminué"selon la Fédération Française des Motards en Colère. Les motards ont rencontré le maire de Flers, Yves Goasdoué qui est également président du conseil national de la sécurité routière. Ils lui demandent de relayer auprès du président de la République leur colère 13 heures.

 

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J’étais dimanche l’invité de l’émission "Dimanche en politique" de France 3 Auvergne Rhône-Alpes, consacrée au projet de réduction de la vitesse maximale à 80 km/h sur le réseau dit secondaire...


L’occasion de redire tout le mal que je pense de cette fausse bonne idée qui va ramener les habitants des départements ruraux à des temps de trajet des années 80 après des décennies d’investissement pour gagner en temps et en sécurité.


La mobilité affichée comme une priorité par le Gouvernement... peut être mais pas pour tous !

La législation à 80km/h tue plus qu'à 90km/h. Une politique de sécurité routière pas adaptée à la protection des automobilistes.

[ Source : France Info ]

Marc Bertrand, chargé de mission sécurité routière à la Fédération des motards en colère, a expliqué, samedi sur franceinfo, la limitation de la vitesse à 80 km/h est une réforme "pas adaptée aux enjeux de la sécurité routière d'aujourd'hui".

marc bertrand

Les manifestations se poursuivent, samedi 17 mars, dans plusieurs régions de France, contre l'abaissement, à partir du premier juillet prochain, de la vitesse maximale à 80 km/h sur les routes secondaires. Invité de franceinfo, samedi matin, Marc Bertrand, chargé de mission sécurité routière à la Fédération des motards en colère a de nouveau dénoncé une mesure "mal préparée" et "pas adaptée aux enjeux de sécurité routière".

 

franceinfo : Edouard Philippe a déclaré qu'il ne cèderait pas face aux "râleries". Est-ce que vous considérez que vous êtes des râleurs ?
Marc Bertrand : On l'a toujours été. C'est comme ça qu'on a réalisé pas mal de progrès en terme de sécurité routière pour les motos, notamment. Là, on n'est pas contents, car c'est une mesure totalement arbitraire, autoritaire et très mal préparée. On voit les rétropédalages du gouvernement depuis deux mois qui nous donne des explications à géométrie variable. C'est n'importe quoi.
franceinfo : Pour calmer les esprits, le gouvernement a expliqué qu'une évaluation de cette mesure serait menée au bout de deux ans. Est-ce que ça peut vous rassurer ?
Marc Bertrand : C'est une bonne blague. C'est comme quand Jacques Chirac avait dit en 2002 que la mortalité routière allait baisser. La mortalité, elle baisse globalement dans tous les pays développés et régulièrement. Le mois dernier, le nombre de morts par rapport à l'année précédente avait baissé. J'ai entendu des responsables politiques qui disaient : "C'est grâce aux annonces qu'on a fait sur le 80 km/h." Aujourd'hui, le nombre de morts n'est pas bon, alors on dit : "Voyez, il faut absolument baisser la vitesse." On sent que ce sont des gens qui font des annonces au doigt mouillé, dans la précipitation, pour nous faire avaler une mesure qui est mal préparée et pas adaptée aux enjeux de sécurité routière d'aujourd'hui.
franceinfo : Les motards en colère manifestent depuis des semaines, mais le mouvement ne semble pas porter ses fruits...
Marc Bertrand : On a jamais vu une telle mobilisation depuis des années à la Fédération des motards en colère, peut-être même qu'on n'a jamais eu de mobilisation aussi intense depuis la création de la Fédération des motards en colère, il y a 40 ans. Je n'ai jamais vu autant de courriers envoyés aux responsables politiques. Je n'ai jamais vu de manifestations incessantes chaque week-end dans toutes les régions. Non, ça prend vraiment de l'ampleur et même les automobilistes sont à nos côtés.

 

[Source : actu.fr ]

A l’unanimité des votants, la motion contre le 80 km/h a été adoptée par les conseillers départementaux (©Voix du Jura)

 

N’appliquez pas la mesure au 1er juillet et laissez aux collectivités locales le soin calibrer au plus juste la limitation de vitesse, disent les élus du Jura au Premier ministre.

A l’unanimité des votants, la motion contre le 80 km/h a été adoptée par les conseillers départementaux (©Voix du Jura)

La motion contre le passage à 80 km/h sur les routes a été adoptée à l’unanimité des votants. Sauf que les élus du groupe En Marche, Danielle Brulebois en tête, n’ont pas voulu prendre part au vote…

Ce vendredi matin, en fin de séance au Conseil départemental, le président Clément Pernot a proposé le vote d’une motion « pour demander [au Premier ministre] de surseoir à la modification de la limitation de vitesse sur le réseau secondaire ».

Cette motion souligne que le Gouvernement a annoncé, « de façon unilatérale » sa décision de restreindre la vitesse maximale sur les voies secondaires à 80 km/h, au lieu de 90. Mais elle met aussi en parallèle le manque de transports collectifs pour desservir le département :

« la réforme de la SNCF fait peser sur les usagers jurassiens une baisse de la qualité de service et la fermeture des lignes. L’automobile reste plus que jamais, pour de nombreux Jurassiens, le moyen essentiel de mobilité pour la vie courante et professionnelle. »

 

Manque de concertation et précipitation

Tant Clément Pernot que Marie-Christine Dalloz ont ensuite insisté sur le manque de concertation et la précipitation, puisque prise « sans attendre le rapport ni la publication de la Mission interministérielle pour la Sécurité routière, ni la fin des expérimentations de cinq ans, sur certaines routes concernées. »

En clair, disent officiellement les conseillers départementaux, « cette limitation ne pourrait avoir du sens pour garantir la sécurisation des portions les plus accidentogènes, mais l’uniformité des limitations de vitesse fait courir un risque sur la mobilité et la productivité des Jurassiens, surtout en alignant la vitesse des véhicules légers sur les poids lourds, gênant ainsi leur bonne cohabitation. »

[ Source : Le bien public ]

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Alors qu'il plaide pour une "application différenciée de la limitation de vitesse à 80 km/h" avec 35 autres présidents d’exécutifs départementaux de la droite et du centre, François Sauvadet avait reçu le 15 mars dernier une lettre du Premier ministre. Dans cette missive, Edouard Philippe affirmait sa "totale" détermination à ramener à 80 km/h la vitesse maximale sur les routes secondaires au 1er juillet 2018 (Le détail de la lettre ici).

"La méthode est mauvaise"

Ce vendredi matin, soit presque dix jours après avoir reçu la lettre de l'exécutif, le président du conseil départemental de la Côte-d'Or a décidé de répondre à Edouard Philippe via son site internet. Dans un long texte baptisé "Non, Edouard Philippe, les départements ne veulent pas "moins" de sécurité routière mais "mieux" de sécurité routière", l'ancien ministre salut "la croisade contre la mortalité routière" du gouvernement mais estime que "la méthode est mauvaise".

"Il est persuadé d’avoir raison. Pourtant, personne, au sein de son propre Gouvernement, ne se bouscule au portillon pour défendre un point de vue plus que discutable", lance François Sauvadet. Par la suite, l'homme politique revient sur les arguments présents dans la lettre d'Edouard Philippe : "J’ai regardé plus en détail les études signalées par le Premier ministre. J’en ai trouvé deux. [...] La première, un document de 25 pages, parvient à la conclusion que, suite à l’abaissement de la vitesse autorisée de 90 à 80 km/h, la vitesse moyenne enregistrée a… baissé de 4,7km/h ! Diantre. [...] La deuxième propose un bilan de l’accidentalité, toujours sur les mêmes tronçons concernés par l’expérimentation. Dans leurs conclusions, les experts notent que « bien que l’accidentalité présente une tendance générale à la baisse, celle-ci n’est pas statistiquement significative »."

"Pourquoi pas 60 km/h ?"

[ Source : caradisiac.com ]

Les pouvoirs publics tiennent bon sur la limitation de vitesse à 80 km/h. Pour nous convaincre, ils mettent maintenant en avant l’argument écologique de la mesure. Quitte, encore une fois, à jouer avec les chiffres.

80 km/h sur le réseau secondaire, c'est dans moins de quatre mois.

La grogne persiste face à l’instauration des 80 km/h sur le réseau secondaire. Alors même qu’ils peinent à convaincre quant aux vertus réelles de la mesure en matière de sécurité routière, les pouvoirs publics déplacent le débat sur le terrain écologique. Sous couvert d’une clause du Code de l’environnement qui impose une consultation publique sur ce thème, les autorités ont mis en place une plate-forme internet qui invite chacun à donner son avis quant à la portée environnementale de la mesure.

A compter de ce 21 mars et jusqu’au mercredi 11 avril, chacun est invité à donner son avis sur l’abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes bidirectionnelles à chaussée unique sans séparateur central, en répondant à cette simple question: « Selon vous, quelle serait la conséquence sur l’environnement de la mesure qui fait l’objet du décret ?» avec des réponses possibles qui vont du « très positive » au « très négative », à assortir obligatoirement d’un commentaire justifiant sa réponse. S’ajoutent à cela des questions complémentaires facultatives (sexe, âge, utilisation du réseau secondaire…) à des fins statistiques.

Les résultats de cette consultation permettront d’établir une synthèse consultable pendant trois mois sur le site avant d’être communiquée au Conseil d’Etat pour appuyer le projet de décret. C’est beau la démocratie participative. Et moderne, avec ça !

Reste que la ficelle est un peu grosse dans la mesure où la portée écologique des 80 km/h s’annonce forcément positive : en roulant moins vite, on consomme théoriquement moins. Nous ajouterons même qu'en ne roulant plus du tout, on ne consomme plus rien... Sur la page d’accueil du site de la consultation, les pouvoirs publics mettent ainsi en avant des chiffres d'une étude de 2014 de l'Ademe qui font miroiter une baisse allant jusqu'à de 30% des émissions de CO2 en passant de 90 à 80 km/h.

[ Source : ledauphine.com ]

Le sénateur Gilbert Bouchet et la députée Emmanuelle Anthoine en appellent à la mobilisation générale

Le 1er  juillet, les routes nationales sans séparation physique (rails ou murets) des voies, seront donc limitées à 80 km/h sur l’ensemble du territoire français. Une décision qui ne passe toujours pas du côté des élus Les Républicains, le sénateur Gilbert Bouchet et la députée de la quatrième circonscription de la Drôme, Emmanuelle Anthoine.  Et l’ancien maire de Tain-l’Hermitage sait de quoi il parle. « L’expérimentation entre Gervans et Bourg-les-Valence n’a rien démontré. Pire, depuis cette limitation, il y a plus d’accidents sur ce secteur ».

Pour Emmanuelle Anthoine, l’absence de transparence sur ce retour d’expérience n’est « pas normale. »
« Il n’y aucun lien de causalité démontré entre la vitesse et les risques d’accidents. Si tel était le cas, nous ne nous y opposerions pas », précise la députée.

 

Le milieu rural pénalisé

Et d’ajouter : « Pour nous, c’est, clairement, les automobilistes de nos villages ruraux qui vont être impactés. Le prix du diesel et de l’essence augmente, tout comme les obligations des contrôles techniques. Ce sont autant de mesures qui “pénalisent” le milieu rural ».

Face à cette situation, les deux élus tentent chacun de leur côté, de « faire entendre raison au gouvernement ». « Au Sénat, notre positionnement est d’expliquer qu’il y a des routes sinueuses, de montagne ou dangereuses qui devraient être limitées à 80 km/h. Mais il existe des nationales comme la N7 ou d’autres, qui devraient rester à 90 km/h », indique Gilbert Bouchet. « Au parlement, nous avons fait des propositions de lois, des résolutions », ajoute Emmanuelle Anthoine. Cependant, tous deux s’accordent sur la sourde oreille du gouvernement. « Il faut une mobilisation des Français pour faire reculer cette décision ».

C’est dit.

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Extrait du magazine "Auto-Moto" diffusé sur TF1 le Dim 18/03, avec comme invité Jean-Pierre Pernaut.
Au programme : Limitation à 80 km/h, la grogne s'amplifie ! Le message est clair M.Philippe, "Arrêtez d'emmerder les Français !"
On attend la réponse de France2 (pour la riposte gouvernementale..)

 

[ Source : Le repaire des Motards ]

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Depuis début février, la FFMC a organisé de nombreuses manifestations locales, avec des manifs quasiment chaque week-end contre les 80 km/h. A force de tirer sur la corde, ce qui devait arriver arrivera, la Fédération Française des Motards en Colère vient d'appeler les motards ainsi que l'ensemble des usagers de la route pour une grande manifestation nationale contre l'abaissement de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire.

 

Depuis la présentation de cette mesure par le Comité Interministériel de la Sécurité Routière, une forte opposition s'est dressée par le biais des usagers, des associations qui les défendent, mais aussi par les Parlementaires. Et alors que le Sénat poursuit son étude en auditionnant les différents acteurs sur ce dossier, le gouvernement a lancé une vaste campagne de communication, affirmant qu'il maintiendrait la mesure sans en changer la moindre ligne.

 

Pour la rupture, c'est fait : pour les usagers de la route, des élus locaux et de nombreux parlementaires, la pilule que le Dr Philippe veut nous faire avaler de force ne passe pas.

Et il persiste et signe : au lendemain de l'audition par le Sénat des représentants des usagers de la route dont la FFMC, la FFM et 40 millions d'automobilistes, le porte-parole de l'Elysée affirme que la mesure sera mise en place comme prévu au 1er juillet. Alors que le rapport des sénateurs est attendu pour la fin du mois... encore une fois, l'avis des usagers et celui des élus de la République, le gouvernement et le Président n'en ont cure.

Une situation qui devient de plus en plus pesante, car, en plus de ce renforcement constant de la répression routière, les mesures polémiques se multiplient :

Avec la baisse des moyens pour les associations et les collectivités régionales, les fermetures de centres de secours et des services d'urgence dans les territoires déjà isolés, la « mise en concurrence » des petites lignes ferroviaires qualifiées de non-rentables qui va entrainer leur disparition (moins de trains de proximité = plus de voitures sur le réseau secondaire), l'ubérisation des écoles de conduite et la baisse liée de la qualité de l'enseignement de la conduite, toujours plus de téléphonie et d'écrans connectés dans les véhicules, les autoroutes hors de prix (le réseau le plus sûr !), sans oublier l'abandon de l'entretien des routes, précisément celles concernées par cette baisse des vitesses décrétée sans concertation, la rupture est en effet certaine pour les usagers de la route au bord du burn-out !

Encore une fois, la FFMC déplore que la politique de Sécurité routière ne s'attaque qu'aux conséquences des accidents, mais pas à leur cause, notamment au niveau des infrastructures et du réseau routier de moins en moins entretenu et qui se détériore. Ainsi, alors que les mouvements de contestations se poursuivent chaque semaine pour les 86 antennes départementales, l'association prend rendez-vous les 14 et 15 avril prochain pour un grand rassemblement national.

Plus d'infos sur les manifestations

[ Source : Moto-net.com ]

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"En avant pour la rupture, le printemps s'annonce chaud !", prévient la Fédération française des motards en colère (FFMC) qui invite tous les usagers de la route à une action nationale contre les 80 km/h les 14 et 15 avril 2018.

 

Le week-end avant les 24H Motos, ne ratez pas le départ de "l'action nationale" des 14 et 15 avril 2018 pour dénoncer la politique de sécurité rentière du gouvernement, actuellement symbolisée par la baisse de la vitesse maximale à 80 km/h au lieu de 90 prévue pour le 1er juillet 2018.

"Pour les usagers de la route, des élus locaux et de nombreux parlementaires, la pilule que le Dr Philippe veut nous faire avaler de force ne passe pas", constate l'association de défense des motards.

[ Source : Le Figaro ]

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Les Républicains lancent aujourd'hui une opération contre la limitation de vitesse à 80km/h sur les routes secondaires a indiqué RMC ce matin. Mesure décidée par le gouvernement et amenée à être mise en place dès le 1er juillet. Une campagne va être lancée dans chaque fédération du parti de droite.

 

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Un "kit" va être transmis à ces fédérations comprenant autocollants, tracts... avec le symbole 80km/h barré et la mention "Stop à l'acharnement contre les automobilistes". Le site du parti Les Républicains va également mettre en place une page dédiée spécialement à cette opération. Par ailleurs, les élus iront sensibiliser les automobilistes sur le terrain.

 

Jérome Nury, député LR de la 3e circonscription de l'Orne, a quant à lui déposé une proposition de loi pour maintenant la limitation de vitesse à 90km/h sur ces routes secondaires. "La voiture y est indispensable pour aller bosser, emmener les enfants à l'école, se faire soigner. Limiter la totalité du réseau sans regarder si réellement il y a un danger ou si le réseau est en bon état, je trouve que c'est une mauvaise méthode" s'indigne-t-il en ajoutant qu'il serait préférable que les élus locaux soient ceux qui décident de la vitesse à appliquer sur les voies de leur secteur.

 

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[ Source : actu.fr ]

Les Conseils départementaux du Calvados, de la Manche et de l'Orne ont tranché : la limitation à 80km/h, c'est non. Des députés de Normandie demandent plus de souplesse.

 

limitation vitesse elus normandie gouvernement 854x569PDFVersion PDF de la "Lettre ouverte des Présidents de Départements"

 Entre février et mars 2018, députés et présidents de Départements normands sont montés au créneau pour s’opposer à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Les présidents du Calvados, de la Manche et de l’Orne ont cosigné une lettre ouverte datée du 2 mars 2018. Au total, ce ne sont pas moins de 28 Départements français (sur 96 départements en France métropolitaine) qui demandent au gouvernement de renoncer.

Cinquante-quatre députés, dont plusieurs de Normandie, s’opposent également à cette nouvelle réglementation.

 

Un changement pour le 1er juillet
Si ce projet, annoncé en janvier par Édouard Philippe, est confirmé, la vitesse passerait de 90 à 80km/h sur pas moins de 400 000 kilomètres de routes secondaires à compter du 1er juillet 2018.

 

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« Contester la généralisation de cette mesure »

Depuis que le gouvernement a décidé de limiter la vitesse maximum autorisée des véhicules à 80 km/h, au lieu de 90, sur toutes les routes secondaires, des voix ne cessent de s’élever. Nous sommes 28 présidents de Département à avoir co-signé une lettre qui a été adressée au Premier ministre pour contester la généralisation de cette mesure et lui demander d’y renoncer, rapporte Christophe de Balorre, président du Conseil départemental de l’Orne.

Sans s’étaler sur le sujet, les Départements de la Manche et du Calvados affirment également leur opposition à cette mesure gouvernementale.

LIRE AUSSI : Vitesse à 80 km/h : la Manche signataire d’une lettre ouverte au gouvernement

[ Source : Var Matin ]

Le 1er juillet prochain, automobilistes et motards devront lever le pied. À compter de cette date, la limitation de vitesse passera de 90 à 80 km/h sur quelque 400.000 km de voies du réseau secondaire français.

Thierry Modolo (à gauche), ici en compagnie du coordinateur de la Fédération française des motards en colère José Loubry, s'est fait connaître pour sa croisade contre les ralentisseurs.

Thierry Modolo (à gauche), ici en compagnie du coordinateur de la Fédération française des motards en colère José Loubry, s'est fait connaître pour sa croisade contre les ralentisseurs.

 

Dix petits kilomètres à l'heure de moins qui n'ont pas manqué d'exaspérer les usagers de la route.

Sceptique quant à l'efficacité de cette mesure qui a pour noble ambition de sauver 350 à 400 vies par an, le Sénat a décidé de lancer une série d'auditions avant de remettre un rapport à la fin du mois.

Dans le cadre de cette grande concertation, le Varois Thierry Modolo, président de l'association Pour une mobilité sereine et durable, était auditionné mardi après-midi. Il nous explique pourquoi il est opposé à cet abaissement de la vitesse.

 

Pourquoi êtes-vous si opposé à cette limitation de vitesse?
Jusqu’à présent, les automobilistes et les motards pouvaient doubler les camions sans se mettre en infraction. En condamnant tout le monde à rouler à la même vitesse, c’est-à-dire à 80 km/h, ce ne sera plus le cas. Outre le fait qu’il est dangereux de rouler en aveugle derrière un camion, on va exaspérer les gens "bloqués" pendant des kilomètres. Et quand, à bout de patience, ils décideront de dépasser, ils seront obligés de rouler au-dessus des 80 km/h. Bien sûr, cette mesure entrera en vigueur au début de l’été, période où les routes françaises sont beaucoup plus fréquentées, et au même moment que la privatisation des radars mobiles embarqués. Ça va être le jackpot pour les caisses de l’État.

 

Mais vous ne pouvez pas nier que la vitesse est incriminée dans une grande partie des accidents mortels de la route...
Les statistiques sont biaisées. Je m’explique: lorsque les policiers et les gendarmes enquêtent sur un accident de la route, ils doivent impérativement cocher une case pour expliquer les causes de l’accident. Faute d’une option "ne sait pas", ils cochent systématiquement la case vitesse. Ça gonfle les statistiques. Dans les faits, l’endormissement, l’alcool, les stupéfiants causent beaucoup plus d’accidents, mais on ne fait pas grand-chose contre. Pourquoi? Parce que ça nécessite des ressources et que ça coûte de l’argent, alors que les radars n’ont pas besoin de grand monde pour fonctionner et rapportent beaucoup d’argent. Et je ne parle pas de l’état des infrastructures.

 

Dans l’intitulé de votre association apparaît le mot "durable". Le fait de rouler moins vite, synonyme de moindre consommation, devrait donc vous satisfaire.
Ce n’est pas forcément vrai. Les véhicules modernes, souvent équipés de boîte à 6 vitesses, ne sont pas faits pour rouler à "faible" vitesse sur des rapports intermédiaires. En limitant la vitesse à 80 km/h, on sera contraint de rouler en 4e ou 5e, ce qui aura pour conséquence d’augmenter la consommation.

 

80kmh thierry Modolo

Marc Bertrand c'est rendu au Sénat mardi 6 mars pour le compte de la FFMC.

En complément de l'article publié dans La Presse d'aujourd'hui confirmant la position du Conseil de Département de la Manche contre la décision de réduire la vitesse de 90 à 80 km/h, une réaction d'un lecteur pleine de bon sens qui met en évidence l'absurdité du raisonnement des Pouvoirs Publics.

Paul DAVY

raisonnement par l absudre

 

Et si le gouvernement raisonnait par l‘absurde, notamment en matière de sécurité routière?


Réduire la vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes départementales pemettrait, selon legouveme ment. de sauver pres de400 morts. Bien... Mais il y aurait encore, malgré ces dispositions, 1 000 morts de trop par an sur les routes, ce qui est totalement inacceptable !


Suivez mon raisonnement par l‘absurde : réduire de 80 ”a 70 km/h permettrait logiquement de sauver à nouveau plus de 400 morts sur nos routes. mais il resterait dansce cas précis encore 600 morts à sauver?


Réduire de70 à 60 km/h devrait pemettre de sauver, selon une courbe décroissante, les derniers morts et, de ce fait, arriverà une sécurité optimale.

Il serait donc tout à fait normal que nous exigions donc lalimitafion à 80 km/h !


Pour finir. un petit dernier raisonnement par l’absurde : si on part du principe que 30 % des accidents mortels sont dus à une vitesse excessive,

Cela veut dire aussi que 70 % des accidents mortels sont dus à un tout autre motif !Absurde.
non ?

 

 

[ Source : Le Reveil ]

Avec 68 parlementaires, Véronique Louwagie adresse un courrier au Premier ministre Edouard Philippe afin qu'il renonce à l'abaissement de la limitation de vitesse à 80 km/h.

Limitation à 80 km/h. Véronique Louwagie écrit au Premier ministre Edouard Philippe pour qu’il renonce à son projet

Dans un courrier cosigné par 68 autres parlementaires qu’elle adresse ce mercredi 14 février 2018 au Premier ministre Edouard Philippe, le député de l’Orne attire son attention « toute particulière sur le projet de limitation de la vitesse à 80 km/h au lieu de 90 km/h sur les routes secondaires à double sens ».

Elle lui fait part « de l’inquiétude et de l’incompréhension d’une grande majorité de Français relatives à l’annonce de cette mesure. Si, en effet, il est incontestable que la diminution du nombre d’accidents sur les routes est l’affaire de tous, cette décision prise par le Gouvernement, sans prendre en considération l’avis des Français est déplorée par deux Français sur trois. De surcroît, le rapport établi en décembre 2017 par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), ne mentionne aucune donnée sur l’accidentalité ».

Le texte de Véronique Louwagie a pour objet de dénoncer « le manque de transparence dû à la courte étude réalisée par le Cerema et au manque d’informations relatives à l’accidentalité. Comment le gouvernement peut annoncer une mesure de réduction de la vitesse aux motifs de l’impact éventuel sur le nombre des accidents, alors même que le rapport réalisé suite à l’expérimentation ne fait référence, en aucun cas, à l’état des lieux et aux impacts sur l’accidentalité ? »

 

« Pourquoi cacher les résultats ? »

« En effet », poursuit le député ornais, « pourquoi vouloir cacher aux Français les résultats d’une expérimentation sous tous ses aspects, et notamment sur la situation de l’accidentalité ? Au regard de cette opacité, les Français, à juste titre, doutent des conséquences positives sur le nombre d’accidents de la route annoncées par le Gouvernement dès la mise en application de cette mesure. Cette absence d’indications relatives à l’accidentalité génère une suspicion sur un sujet quotidien des Français et est par ailleurs contraire au principe de transparence relayé régulièrement par le Gouvernement ».

Le député reprend à son compte la fameuse phrase de Jean-Jacques Bourdin (RMC).

« Les Français ont le droit de savoir. Au travers de cette lettre, je relaie ce souhait, ce besoin, ce droit qu’ont les Français de connaitre les résultats de toute étude d’impact, sous tous ses angles, et notamment, concernant ce sujet et les conséquences éventuelles de la limitation expérimentale de vitesse entre juillet 2015 et juillet 2017. Aussi, je vous remercie de porter à la connaissance des Français ces données qui sont demeurées confidentielles ».

 

Appliquer la mesure au cas par cas

Selon Véronique Louwagie, « une fois ces résultats connus, de toute façon, une mesure de cette nature, si elle peut être justifiée sur certains axes, ne l’est pas nécessairement sur d’autres. Une décision parisienne n’est pas appropriée sur tous les axes et mérite de la clairvoyance, car réduire à 80 km/h sur des voies non sinueuses, droites offrant une bonne visibilité, non accidentogènes n’est pas pertinent. Alors, pourquoi ne pas laisser de la latitude, de l’appréciation des situations au cas par cas, du bon sens et finalement du discernement aux territoires par la voix des Préfectures ou des Conseils départementaux ? De ce fait, Monsieur le Premier ministre, pourquoi ne pas faire confiance aux acteurs des territoires ? Pourquoi ne pas laisser celles et ceux qui connaissent nos routes, leurs fréquentations, leurs points faibles et points forts, juger et apprécier des dispositions à mettre en place ? »

Pour l’élue de L’Aigle, le mieux aurait été de renoncer à cette mesure, « mais si tel n’est pas le cas, j’espère, Monsieur le Premier ministre, que d’une part, vous aurez à cœur de prendre en compte l’attente des Français en leur communiquant les données qu’ils sont en droit de connaître et que, d’autre part, vous jugerez bon de laisser la liberté d’administrer et organiser les territoires par les acteurs locaux ».

 

Les autres cosignataires
Damien ABAD (Député de l’Ain), Emmanuelle ANTHOINE (Députée de la Drôme), Julien AUBERT (Député du Vaucluse), Thibault BAZIN (Député de Meurthe-et-Moselle), Valérie BAZIN-MALGRAS (Députée de l’Aube), Valérie BEAUVAIS (Députée de la Marne), Emilie BONNIVARD (Députée de Savoie), Ian BOUCARD (Député du Territoire de Belfort), Jean-Claude BOUCHET (Député du Vaucluse), Valérie BOYER (Députée des Bouches-du-Rhône), Fabrice BRUN (Député de l’Ardèche), Gilles CARREZ (Député du Val-de-Marne), Jacques CATTIN (Député du Haut-Rhin), Dino CINIERI (Député de la Loire), Pierre CORDIER (Député des Ardennes), François CORNUT-GENTILLE (Député de la Haute-Marne), Charles DE LA VERPILLIERE (Député de l’Ain), Rémi DELATTE (Député de la Côte-d’Or), Bernard DEFLESSELLES (Député des Bouches-du-Rhône), Fabien DI FILIPPO (Député de Moselle) Eric DIARD (Député des Bouches-du-Rhône), Julien DIVE (Député de l’Aisne), Virginie DUBY-MULLER (Députée de Haute-Savoie), Pierre-Henri DUMONT (Député du Pas-de-Calais), Daniel FASQUELLE (Député du Pas-de-Calais), Nicolas FORISSIER (Député de l’Indre), Laurent FURST (Député du Bas-Rhin), Annie GENEVARD (Députée du Doubs), Claude GOASGUEN (Député de Paris), Philippe GOSSELIN (Député de la Manche), Jean-Carles GRELIER (Député de la Sarthe), Patrick HETZEL (Député du Bas-Rhin), Sébastien HUYGHE (Député du Nord), Valérie LACROUTE (Députée de Seine-et-Marne), Marc LE FUR (Député des Côtes-d’Armor), Sébastien LECLERC (Député du Calvados), Geneviève LEVY (Députée du Var), Gilles LURTON (Député d’Ille-et-Vilaine), Emmanuel MAQUET (Député de la Somme), Olivier MARLEIX (Député d’Eure-et-Loir), Jean-Louis MASSON (Député du Var), Frédérique MEUNIER (Député de Corrèze), Maxime MINOT (Député de l’Oise), Jérôme NURY (Député de l’Orne), Eric PAUGET (Député des Alpes-Maritimes), Guillaume PELTIER (Député du Loir-et-Cher), Bernard PERRUT (Député du Rhône), Bérengère POLETTI (Député des Ardennes), Aurélien PRADIE (Député du Lot), Didier QUENTIN (Député de Charente-Maritime), Alain RAMADIER (Député de Seine-Saint-Denis), Nadia RAMASSAMY (Députée de La Réunion), Robin REDA (Député de l’Essonne), Frédéric REISS (Député du Bas-Rhin), Jean-Luc REITZER (Député du Haut-Rhin), Vincent ROLLAND (Député de Savoie), Raphaël SCHELLENBERGER (Député du Haut-Rhin), Jean-Marie SERMIER (Député du Jura), Eric STRAUMANN (Député du Haut-Rhin), Jean-Charles TAUGOURDEAU (Député d’Eure-et-Loir), Guy TEISSIER (Député des Bouches-du-Rhône), Laurence TRASTOUR-ISNART (Députée des Alpes-Maritimes), Isabelle VALENTIN (Députée de Haute-Loire), Pierre VATIN (Député de l’Oise), Patrice VERCHERE (Député du Rhône), Arnaud VIALA (Député de l’Aveyron), Michel VIALAY (Député des Yvelines), Jean-Pierre VIGIER (Député de Haute-Loire),

[ Source : Moto-Mag ]

arton34064Dans un courrier en date du jeudi 9 février, adressé au Premier ministre Edouard Philippe, le Sénat a officiellement demandé la suspension de « la mise en place de la limitation à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur certaines routes dans l’attente des conclusions du groupe de travail. »

 

Le ton monte donc d’un cran alors que la commission des lois du Sénat avait déjà demandé des explications au gouvernement, comme nous vous l’annoncions dans l’édito du Moto Magazine actuellement en kiosque (#344). S’il n’est pas encore temps de crier victoire - loin de là - réjouissons-nous au moins du fait que le Sénat précise que « l’effet d’une mesure est d’autant plus significatif qu’elle est comprise et acceptée par la population ». Voilà qui résume en une phrase les positions de la FFMC qui demande que la Sécurité routière soit faite pour les usagers et non contre eux. A suivre...

 

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Le courrier au format PDF est accessible en cliquant sur ce lien.

[ Source : Le Figaro ]

Environ cinq mille motards "en colère" ont manifesté aujourd'hui à Caen pour dénoncer la prochaine limitation à 80 km/h de la vitesse sur les routes secondaires, selon la préfecture du Calvados.

Les motards, venus de l'Orne, de la Manche et du Calvados, ont d'abord mené opérations escargots et blocage sur le périphérique de Caen et la RN 13 avant de converger vers le centre-ville.

Des ambulanciers et quelques automobilistes se sont joints à la manifestation. Puis 2500 motards ont défilé à pied dans les rues du centre-ville de Caen, derrière une banderole proclamant "80, c'est du racket, pas de la sécurité".

Les manifestants, réunis à l'appel de la Fédération française des motards en colère du Calvados (FFMC 14), ont brûlé un faux radar automatique avant de déposer une motion à la préfecture.

Dans un communiqué publiée sur internet, la FFMC 14 juge que l'abaissement de la limitation de vitesse est une "mesure inique, dangereuse et sans effet sur la sécurité routière".

Des manifestations similaires ont aussi réuni quelques centaines de motards samedi à Nantes et à Rennes. Au Mans, 1.150 motos et 200 automobiles ont pris part à une manifestation qui a causé d'importantes perturbations sur la rocade et le nord de la ville.

[ Source : Presse de la Manche ]

Contre l'abaissement généralisé de la vitesse à 80 km/h sur le réseau routier secondaire, un nouveau mouvement de motards a eu lieu samedi 10 février, entre Cherbourg et Caen.

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Samedi 10 février, les motards de la Manche se sont une nouvelle fois mobilisés et se sont joints à la manifestation organisée à Caen (Calvados) pour protester contre le projet d’abaissement généralisé de la vitesse maximum sur le réseau routier secondaire de 90 à 80 km/h.

Après un premier « déplacement à allure réduite » entre Cherbourg et Saint-Lô, le 27 janvier, puis d’autres mouvements à Paris et en Province, et malgré un entretien avec le sous-préfet de la Manche le 31 janvier 2018, l’antenne départementale de la fédération française des motards en colère dans la Manche (FFMC 50) appelait à nouveau à se mobiliser.

Rendez-vous était donné à la sortie de Cherbourg-en-Cotentin, à 9 heures, pour s’élancer en moto mais aussi en voiture sur la RN13 en direction de Caen, avec deux escales, à hauteur de Cantepie et de Bayeux.

Plus de 200 motards

Ce nouveau déplacement à allure réduite, à 80 voire 70 km/h, a fait son effet et provoqué de nombreux ralentissements et bouchons. Les motards de la Manche ont rejoint à ce rythme ceux de Caen, où le périphérique a finalement été fermé. Paul Davy est l’un des représentants de la FFMC 50 :

On est partis à 150 motos à peu près, et une quarantaine de voitures. On a pris la route comme prévu, escortés par des motards de la police qui clôturaient le cortège. Sans que le convoi s’arrête, les nouveaux arrivants s’intégraient là où on avait laissé de l’espace pour qu’ils nous rejoignent.

Conjuguée aux radars privatisés

A Cantepie, une centaine d’autres motards sont ainsi entrés dans le convoi en direction de Caen. Les usagers de la route croisés en chemin, notamment au moment des pauses, avaient des avis partagés. Selon Paul Davy, ils étaient plutôt solidaires de la démarche :

Notre but n’était pas d’ennuyer les gens, mais d’être visible et de faire comprendre pourquoi on était là. On a pris le temps de discuter et d’expliquer l’hécatombe à laquelle va conduire à long terme l’abaissement généralisé de 90 à 80, conjugué à l’octroi à des sociétés privées des radars en voiture banalisée. Les pouvoirs publics ne mesurent pas les conséquences de ces deux mesures associées.

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Sous la présidence de Philippe Bas (Sénateur de la Manche – Les Républicains) et Hervé Maurey (sénateur de l’Eure – Union Centriste), la commission des lois et la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat ont entendu, mercredi 24 janvier, Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, pour obtenir des explications complémentaires sur le plan gouvernemental de lutte contre l’insécurité routière. L’audition est disponible en vidéo en cliquant sur ce lien.

À l’issue de cette audition, les deux commissions ont créé un groupe de travail commun sur la sécurité routière composé de trois membres : Michel Raison (Haute-Saône – Les Républicains), Michèle Vullien (Rhône – Union Centriste) et Jean-Luc Fichet (Finistère – Socialiste et républicain). Ce groupe de travail a été chargé de procéder à des auditions préparatoires à la tenue d’une table ronde sur la sécurité routière ouverte à tous les sénateurs.

[ Source : FranceRoutes ]

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Le 9 janvier, le Premier ministre a annoncé une mesure destinée à améliorer la sécurité routière qui fait grincer des dents chez les conducteurs, automobilistes et motocyclistes confondus, et qui suscitent nombre d’interrogations chez les professionnels de la route : la vitesse maximale autorisée (VMA) sur les routes à double-­sens, sans séparateur central va baisser de 90 km/h à 80 km/h. Cette nouvelle limitation de vitesse sera effective à partir du 1er juillet 2018. En conséquence, la limitation de vitesse des camions va-t-elle être modifiée ?

L’échéance, pour cette nouvelle limitation de vitesse à 80 km/h instaurée par Edouard Philippe sur les routes nationales et départementales sans séparateur de voie, est fixée à juillet 2018. « Il est instauré une clause de rendez-­vous au 1er juillet 2020 afin d’étudier avec précision et objectivité l’impact sur l’accidentalité de cette mesure », précise la Direction à la sécurité routière (DSR) au ministère de l’Intérieur.

[ Source : LaTribune ]

80 km hLe gouvernement a décidé de réduire, dès le mois de juillet, la vitesse autorisée sur les routes nationales et départementales de 90 à 80 km/h. Ingénieur général honoraire des Ponts et Chaussées, Claude Abraham analyse l'impact économique de cette mesure.

 

Le gouvernement a décidé de réduire à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur l'ensemble des routes nationales, la plupart départementales, à chaussées non séparées, afin d'y réduire la mortalité liée à la circulation routière. Si nous étions aux Etats-Unis, ou au Royaume-Uni, une telle décision aurait été précédée d'une étude économique, dite « benefit-cost ratio », ou « étude d'impact », ou « étude de rentabilité », obligatoire en France pour les seuls projets de loi, ou les projets d'investissements publics importants, mais pas pour les réglementations (hors établissement ou modification de normes). Pourtant...

350 décès en moins chaque année = 4,8 milliards d'euros d"économies

En 2016, on a déploré en France métropolitaine 3.655 tués sur les routes, dont 1.911 sur les routes objets de la nouvelle réglementation, dont on estime (espère) qu'elle pourrait éviter 350 victimes chaque année. Les experts estiment également que la vitesse maximale de 80km/h induirait une vitesse moyenne de 76 km/h, contre 82km/h jusqu'ici.

Combien « valent » ces 350 morts. Selon le Bilan de l'accidentalité 2016 de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, en additionnant les valeurs dites « tutélaires » des morts, blessés graves, blessés légers, accidents matériels liés aux accidents corporels, et autres dommages matériels, on arriverait à une valeur totale annuelle de l'insécurité routière de 50 milliards d'euros. Une simple règle de trois, sans doute contestable, conduirait à estimer à 4,8 milliards d'euros l'économie liée à la réduction de cette mortalité.

[ Source : France Inter ]

 histoirespolitiques


La réforme asile/immigration concentre les polémiques même au sein de la majorité. Mais le risque de contestation pourrait venir d’ailleurs : de la limitation de vitesse à 80 km/h...

 

Par Jannick Alimi

 

Comme en mai 68, la mobilisation qu’on pensait voir naître lors de la loi Travail, que certains attendent au moment des réformes de l’assurance chômage ou de la formation professionnelle, cette mobilisation, pourrait trouver son abcès de fixation... sur une question qui apparaît relativement secondaire. Un député LREM, donc macronien pur sucre, me confiait  : 

Le gouvernement ne s’en rend pas compte mais quand moi ou mes collègues, nous retournons dans nos circonscriptions, on nous parle de quoi  ? De la limitation à 80 km/h. Que les technos des ministères aillent en province et ils verront monter le mécontentement. 

Selon certaines rumeurs, Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires, aurait aussi exprimé ses doutes mais, comme on tient à le souligner dans son entourage : « Nous restons sur la ligne gouvernementale ».   

 

Mais cette question de sécurité routière pourrait devenir politiquement minée

[ Source : Actus Orange ]

661 afp news 06a c9f 1bb47686b5aed87a0f497c7e0a routes secondaires a 80 km h le ministre jacques mezard risque t il de semer la zizanie6fc0ce4a40856a33b35c0c98ce2d3282dd7a14bc highDefLe ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard le 12 décembre 2017. ©ERIC PIERMONT, AFP

 

Orange avec AFP, publié le dimanche 14 janvier 2018 à 14h31

Opposé à la nouvelle limitation de vitesse, le ministre de la Cohésion des territoires "est en train de chauffer tous les présidents de départements contre la mesure", selon un conseiller, rapporte le 14 janvier Le Journal du Dimanche.

 

Le gouvernement a abaissé mardi 9 janvier de 90 à 80 km/h la limitation de vitesse sur les routes secondaires à double sens. Une mesure qui entend faire reculer le nombre de morts sur les routes. "Notre obsession, c'est de sauver toujours plus de vies chaque année sur les routes", a déclaré le Premier ministre Édouard Philippe à la sortie d'un Conseil interministériel de sécurité routière (CISR) organisé à Matignon.

 

Prônée depuis plusieurs années par des associations de sécurité routière, comme la Ligue contre la violence routière, la mesure est en revanche très peu populaire.Près de 6 Français sur 10 sont contre, tout comme le Front national de Marine Le Pen, qui a lancé cette semaine une pétition contre la "persécution" des automobilistes" par le gouvernement, et le vice-président des Républicains Guillaume Peltier.

Mais les personnalités politiques de l'opposition ne sont pas les seules à regretter cette nouvelle limitation de vitesse. Le ministre de la Cohésion des territoires Jacques Mézard aussi : "lui-même issu d'un département rural, le Cantal, il l'a dit à l'occasion du Comité interministériel de sécurité routière", écrit le 14 janvier Le Journal du Dimanche. "ll est en train de chauffer tous les présidents de département contre la mesure. Bonjour la loyauté... ", se serait agacé un conseiller.

[ Source : Le progrès ]

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Pour que leur opinion pèse plus dans la balance, ils souhaitent être rejoints par d’autres associations d’usagers de la route. / Photo Émilie Berger

 

 

Samedi, à l’occasion de leur assemblée générale, les membres du FFMC 43 (Fédération française des motards en colère) sont revenus sur les annonces gouvernementales en matière de sécurité routière. Pour eux, la limitation à 80 km/h ne « fera pas avancer les choses ».

Ils déplorent le fait que l’Etat se soit focalisé sur cette limitation et non pas sur les équipements de sécurité, comme les glissières latérales de sécurité. Ils enverront cette semaine une lettre aux élus du département afin de leur donner leur opinion.

 

> Plus d’informations dans nos éditions payantes de lundi 15 janvier.

[ Source : moto-net.com ]

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La Fédération française des motards en colère (FFMC) accueille comme il se doit la nouvelle limitation à 80 km/h sur les routes : en appelant à la mobilisation contre les déclarations "incantatoires et démagogiques" du premier ministre. Explications.

[ Source : Le Point Automobile ]

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'affichait contre cette mesure au nom du principe de « lisibilité » des vitesses, rapporte « Libé ».

Par 6Medias
Modifié le - Publié le | Le Point.fr
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Mardi 9 janvier, un conseil interministériel de sécurité routière (CISR) devrait acter l'une des mesures les plus polémiques de ce début d'année : l'abaissement à 80 hm/h de la limitation de vitesse des routes secondaires à double sens. Si Édouard Philippe défend cette réforme bec et ongle, jugeant qu'elle permettra de « sauver des vies », bon nombre de personnalités politiques exhortent le gouvernement à faire marche arrière. Emmanuel Macron soutient son Premier ministre sur ce sujet. Pourtant, à en croire ses propos tenus lorsqu'il était candidat à la présidentielle, il aurait pu faire partie du camp des contestataires.

[ Source : LCP ]

 

Reprise d'une interview de Marc BERTRAND, Porte-parole de la FFMC

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Extrait à 31 min :

 

Extrait à 40 min : 

 

 

Diffusée le 09/01/2018

 

Les invités :

Julien Dive, Député Les Républicains de l'Aisne

Jean-Luc Bennahmias, Président du Front démocrate

Emmanuel Renard, Porte-parole de l'association "Prévention routière"

Daniel Quéro, président de l'association "40 millions d'automobilistes".

Ça vous regarde, votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société avec un débat en prise directe avec l´actualité politique, parlementaire, sociale ou économique...


Carrefour d´opinions, ce talk quotidien offre un espace d´échange exclusif pour ministres, députés, élus locaux, experts, personnalités de la société civile et sentinelles citoyennes qui débattent sur le thème du jour pour faire entendre leur voix.

Emission participative, Ça vous regarde élargit le débat pour le rendre accessible à tous sur Twitter (@LCP, #CVR) et les webcams.

 

 

Version Intégrale :

 

 

[ Source : Sans Concession ]

Pour préparer notre débat sur la baisse de la vitesse à 80 km/h, Sans Concession a rendu visite à la FFMC pour connaître leur avis.

Ils n'ont pas été déçus... . Rendez-vous mercredi pour l'intégralité du débat.

Thierry Marie sur Facebook : En voila de l'argumentation, bon ben plus qu a bouger notre cul !!

Interview de Jean-Marc BELOTTI / Coordinateur FFMC Paris-Petite Couronne
et de Didier RENOUX / Chargé de mission communication FFMC

 

 

Contre la limitation à 80 km/h sur le réseau secondaire, signez la pétition !